DE VOUS A MOI...


"Dans la poussière des mots naissent les rêves"


 

Cette page est la votre.

Vos témoignages parleront mieux de ma pratique et

de mes ateliers que je ne le fais moi-même.

Merci


Si vous le souhaitez, vous pouvez déposer sur cette page, vos écrits de l'Echappée Breizh !


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Commentaires: 6
  • #1

    Marie (mercredi, 14 février 2018 16:14)

    Un jour, au détour d'un salon, j'ai rencontré Virginie et l'arbre de vie. Curieuse, mais aussi à un croisement de ma vie, je suis allée à son atelier pour réaliser mon arbre. Ce fut une expérience très riche et très émouvante qui m'a permis un nouvel élan. Merci Virginie

  • #2

    Annie (jeudi, 15 février 2018 14:57)

    Le bâton de paroles

    Je me souviens d'une vie ancienne
    qui n'est pas si lointaine,
    où le silence était respecté
    lorsque la parole était donnée.
    Assis, en cercle
    nous écoutions l'ami (e)
    à qui le bâton était remis.
    Nous attendions la fin du récit
    puis à tour de rôle
    nous exprimions nos ressentis
    Assis, en cercle.

    J'ai découvert, il y a peu
    un endroit merveilleux
    où chacun dans son rôle
    a retrouvé les pouvoirs délicieux
    du bâton de paroles.
    J'y retourne avec plaisir
    mon coeur peut y sourire
    A tous un grand merci.

    Hommage à Virginie

  • #3

    Laurence (samedi, 10 mars 2018 12:07)

    Je suis arrivée à l'atelier de Virginie avec une histoire de peur tétanisante et envahissante. Au fil de nos conversations j'ai appris à mieux connaître cette peur et surtout à savoir comment agir pour l'éloigner de ma vie. J'ai aussi découvert l'hypnose et je conseille à tout le monde d'expérimenter. Aujourd'hui, je me sens bien avec moi et bien dans ma vie.
    Merci Virginie de votre bienveillance et de ce voyage dans mon histoire.

  • #4

    Didier Milet (jeudi, 06 décembre 2018 11:51)

    Je participe à ces ateliers depuis presque cinq ans maintenant. Ce fut pour moi, tout d’abord, une libération émotionnelle passant par les mots, une libération salvatrice et thérapeutique au sens de montrer ma lumière, mes ors et aussi mes ombres, sans faux semblants. Cela a pris la forme, parfois, d’un jaillissement créatif insoupçonné. Par la diversité des thèmes d’écriture proposés, mais jamais imposés, j’ai pu montrer toute ma créativité et la joie d’écrire et de me lire à voix haute, d’écouter aussi. J’ai pris le risque de cet atelier, il me la bien rendu. J’attendais cela depuis bien longtemps, depuis le collège et l’adolescence, comme une sensibilité renouvelée, une attente au plus profond de moi. Oser écrire, oser montrer un talent, aussi modeste soit-il et découvrir les autres dans leurs écrits, leurs beautés, leurs cris, leurs émois, leurs silences. Oser la douceur, la sensualité, l’amour, l’humour, tout en réinventant mon histoire à travers des personnages. Que de moments partagés de cœur à cœur dans la simplicité.
    Pour tout cela, merci. Merci, Virginie, de cette humanité.
    Le 6 décembre 2018
    Didier MILET

  • #5

    marcel (samedi, 28 mars 2020 23:23)

    Mots confinés

    Non ce n’est pas un rêve
    ni une hallucination,
    une étrange impression
    le monde fait une trêve.

    Le jour se lève
    pas de trépidation
    le temps est en suspension,
    non ce n’est pas un rêve.

    Des populations cloitrées :
    un ennemi invisible
    a pris pour cible
    des humains paniqués.

    Des morts médiatisés
    une situation incompréhensible
    secouent les âmes sensibles.
    Curieuse réalité.

    Dame nature survit
    un répit salutaire
    pour la planète Terre
    Gaïa revit.

    Gaïa est ravie
    pour son atmosphère.
    Révolution planétaire ?
    Une nouvelle vie ?

    Exit la pollution
    exubérance chez les végétaux
    exultation chez les animaux
    extras d’une autre dimension.

    La terre est en jubilation
    l’Homme au-delà des mots
    se débat avec ses maux
    le monde est en rémission.

    Un espoir, un rêve
    après les mots confinés
    réflexions confinées
    les consciences s’élèvent.

    Un espoir, un rêve
    mais l’humain plus confiné
    restera-t-il con in fine ?
    Irons nous au-delà du rêve ?

  • #6

    Didier Milet (mercredi, 01 avril 2020 23:07)

    Le camion avance. Dans le rétroviseur grand comme un iPad géant, le Félix Sanchez nouveau voit sa vie défiler devant lui. Les images sont floues et lorsque ses yeux essaient de retenir un détail par les sensations de son corps reliées à son cerveau malade, il ressent une douleur au ventre et sa gorge se serre. Ce qu’il reste de Ron Mac Govern n’est plus. Cet homme est mort à jamais, là-bas près du Canada, dans les forêts de pins et de mélèzes. Ron est mort à jamais dans son esprit, emportant avec lui ses remords. Le sang sur ses mains est comme la sève des pins qui colle entre les doigts. Aucun savon pour enlever ça. Aucun geste barrière ni désinfection. Une vraie pandémie culpabilitaire de chauve-souris embrochée et farcie. Un massacre psychologique, une certaine idée du meurtre.
    Max, le chauffeur routier qui l’a pris en stop dans l’échangeur de sortie du fret de Roissy n’a aucune idée de l’identité de son passager. Identité que lui-même essaie d’oublier. L’oubli de soi. Le droit à l’oubli. Il a simplement aimé le look déglingué, un peu baroudeur, les tatouages et le jean troué. Il lui plaît. C’est rapide la séduction. Rapide. L’apparence, la posture, l’imposture malsaine. La crasse.
    _Salut Mec, tu vas ou comme ça ?
    _Je vais là où le vent me porte.
    _Okay, monte. Je te dépose à Aubervilliers, je t’offre un sandwich et après tu te démerdes.
    _Ça me va.
    Max sentait la sueur, son débardeur Marcel blanc n’était pas de toute fraîcheur. Ron et Félix s’en accommoderaient.
    _Tu viens d’où comme ça ? Silence dans la cabine.
    _Je vais là où on me posera plus de questions, j’en ai marre des questions dit-il d’une voix rauque. Dans un pays d’amnésie, c’est sûr.
    _Putain, tu as l’air de fuir quelque chose toi, ou je ne m’y connais pas ! Max en comparaison a une petite voix aigrelette. Ça tranche vraiment avec son physique.
    Max, sanglé à mort, sourit tout en sautillant sur son mini trampoline en suspension, une chaise verticale de camion. Manque plus que l’injection létale en intra veineuse pour le décor pense Ron.
    À la radio, passe le tube du groupe de rock Storm Ochestra, « The shining of my soul » l’éclat de mon âme. Sensuel et dérangeant. Le portrait de Ron aurait pu faire la pochette. Une guitare, un micro argenté et un appareil dentaire. Un beau panel de bagues en guise de sourire. Max coupe la radio. Pourries les pubs !
    À l’approche de la porte de la Chapelle sur l’autoroute A1, Ron, allias Felix consentent à répondre d’une voix métallique et forte pour couvrir le bruit du moteur puissant qui rétrograde.
    _Je viens d’Amérique, des Catskills au nord de New York, près de Monticello. Là où s’est déroulé le festival de Woodstock le 15 août 1969. White Lake exactement. Le temps est loin.
    _J’ai tué toute ma famille !
    _Ha ha ha, s’exclame Max en toussant. Ces Amerloques, tous des dingues avec leur humour au quatrième degré. Son visage se fige. Journée de meeeerde !
    Dans le silence dans la cabine, la nuit tombe sur Paris.

Catherine

J'ai enfin compris que ma sensibilité pouvait être une autre façon d'envisager ma vie, comme une nouvelle énergie. C'est comme un cadeau que je me fais. Merci de ces rencontres.

                                                                                                              Le chagrin et la grâce


" C’est difficile de s’adresser à quelqu’un pour expliquer ce qu’on a vécu, mais si on passe par le biais de l’œuvre d’art (…), vous devenez le tiers dont vous pouvez parler. (…) Si je fais le détour par l’œuvre, si j’éloigne l’information, je communique mieux avec vous parce que je ne suis plus seul avec mon fracas intérieur. (…) Parce que j’ai réussi à en faire une représentation que l’on peut maintenant partager. On habite enfin le même monde. "   Boris Cyrulnik